Etudes urbaines et territoriales -Planification directrice

 

Nos premières études urbaines ont démarré en 1993 pour la ville de Genève, qui se préoccupait alors du maintien des entreprises industrielles sur son territoire. Elle voulait préserver son tissu industriel alors que l’Etat voulait la relocalisation des industries dans les zones qu’il avait prévues à cet effet. La ville de Genève définissait une Stratégie communale cohérente de maintien du tissu industriel et cherchait le renforcement d’un tissu industriel rénové en milieu urbain. En 1999, la ville de Genève  lança une réflexion sur les friches commerciales et administratives en milieu urbain, afin d’envisager leur reconversion en logements. Il s’agissait de recenser les locaux vides, de réfléchir aux causes et de proposer une stratégie de reconversion.

Nos premières études territoriales remontent aux travaux préparatoires à la première version du Plan directeur cantonal et à la mise en place de la politique cantonale de soutien économique aux régions.

Le transfert modal en faveur des transports public étant recherché par le Plan directeur cantonal, trois études-pilotes qui s’inscrivent dans les études territoriales furent lancées en 2001; elles visaient à mettre au point une méthode de redynamisation des gares vaudoises et de leur environnement. Pour l’étude de Cossonay-Gare, quatre niveaux d’analyse étaient proposés: la gare elle-même et son interface transport, le quartier de la gare, l’agglomération Cossonay-Penthalaz-Penthaz, et la région – cette dernière couvrant le bassin de clientèle de la gare. En 1995, les communes d’Yverdon-les-Bains et Montagny souhaitaient planifier finement l’aménagement d’activités et des transports dans une partie de la ville en plein essor.

Depuis 1994, l’Etat de Vaud met en place une politique de pôles de développement et de soutien à l’économie régionale. Esplanade Aménagement est chargé en 2003 d’élaborer la Stratégie de développement du Pôle 9, qui couvre toutes les zones d’activités du Chablais. Il s’agissait d’élaborer des Lignes directrices et un Schéma d’organisation pour l’ensemble du pôle.

Les Plans directeurs communaux offrent l’occasion d’une réflexion sur le développement communal indépendamment des questions relatives à la propriété privée. Ils impliquent de lier entre elles les composantes de l’aménagement du territoire – utilisation du sol, transports et environnement. Ces visions d’ensemble facilitent l’évaluation des projets de développement. Le processus d’élaboration d’un Plan directeur communal permet d’associer les représentants de la population et des entreprises au processus d’élaboration, par la mise en place d’ateliers participatifs et par l’organisation d’une large consultation sous la forme d’assemblée de quartier ou de commune, ceci afin de faciliter le processus décisionnel. Le Plan directeur de Vallorbe approuvé en 1994 et celui de La Rippe  finalisé en 2015 en sont les prototypes

Le Plan directeur localisé permet de conduire une approche qualitative du milieu bâti à une échelle détaillée. Il prend en compte la contrainte d’équipement et permet de vérifier la faisabilité foncière des projets. Cette outil a été largement utilisé dans la planification des pôles de développement ou des sites stratégiques. Cet outil a été mis en oeuvre pour le Pôle de développement de Vallorbe (1996-2000) et pour le Sud-Suest morgien (secteurs Parc des Sports / En Bonjean) (2001-2005).

Les quelques exemples présentés montrent que les échelles de réflexion sont variées et les problématiques sont multiples. Quelques exemples d’études pourraient être proposés:

• Diagnostic et évaluation des centralités urbaines avec la mise en place d’ateliers de réflexion. Ils s’agit de confronter le regard porté par les collectivités publiques, les promoteurs, les investisseurs, les commerçants, les chercheurs, les prestataires de services urbains, etc., sur les thèmes liés à la ville et au commerce.

• Recommandations d’urbanisme pour dynamiser les centralités commerciales existantes et en projet. Faciliter le réemploi des rez-de-chaussée, requalifier l’espace rue, améliorer les conditions environnementales.

• Dispositifs d’accompagnement et conseil des acteurs privés qui souhaitent réinvestir les centres anciens